Max Roqueta
Quelques repères biographiques succints


Né le 8 décembre 1908 à Argelliers, dans la moyenne vallée de l’Hérault, Max Rouquette affirme très jeune sa vocation d’écrivain. Après des études secondaires au Lycée de Montpellier, il poursuit des études médicales dans cette même Faculté où se forma Rabelais, où enseigna Rondelet. Au cours de ces études supérieures, il fonde, en 1928, Le Nouveau Languedoc, association des étudiants languedociens et groupement d’action régionaliste, présidé par Jean Lesaffre, et dont il partage la vice-présidence avec Roger Barthe. Il assure par ailleurs les fonctions de secrétaire de la Section Corporative, la “Corpo” de Médecine, et celles de délégué des étudiants en médecine à l’Association Générale des Etudiants de Montpellier.

De janvier 1928 à novembre 1930, on note, dans Lou libre d’Or des Dissatiés, sa participation aux réunions et “poupianades” de cette gaie société montpelliéraine, en compagnie de René Tulet, Josep Sebastià Pons et du maître-d’oeuvre L’Escoutaire - François Dezeuze. L’internat de médecine, immédiatement suivi du service militaire, tous deux effectués à Toulon, marque une certaine coupure dans son activité occitaniste (1933-1935). Membre de la Societat d’Estudis Occitans (S. E. O.), il assure les fonctions de rédacteur en chef de la revue Occitania, “organ mesadier de la joventut occitanista” de 1936 à la guerre (dirigé par Charles Camproux et Marcel Carrières). De 1936 à 1946, il exerce la médecine à Aniane (Hérault), puis poursuit sa carrière jusqu’en 1974 comme médecin d’hygiène scolaire (1946-47) et médecin-conseil de la Sécurité Sociale à Montpellier, ville au coeur de laquelle il réside désormais, 2 rue de l’Ancien Courrier. Avec le Docteur Ismaël Girard et Camille Soula, il fonde en 1945 l’Institut d’Estudis Occitans (I. E. O.) à la présidence duquel il succède à Jean Cassou.

A partir de septembre 1954, il assure la direction de la nouvelle “revue trimestrielle occitane et catalane” Vida Nova. En 1962 à Avignon, lors d’un congrès et en présence de Miguel Angel Asturias, Pablo Neruda, Henry Miller et André Chamson, il fonde, avec l’aide de Jean Camp et Jorgi Reboul, le Pen-Club de langue d’oc qu’il préside ensuite. De 1978 à 1983, il dirige également la revue littéraire Oc. À ceux qui précèdent, quelques noms doivent être ajoutés, dont Max Rouquette revendique la forte influence intellectuelle et la longue amitié : ceux de l’écrivain roussillonnais Josep Sebastià Pons (1886-1962), du sculpteur roussillonnais Henri Frère (1908-1986), du peintre montpelliérain Georges Dezeuze.

Son premier écrit publié est accueilli en 1927 par la revue La Campana de Magalouna. Son oeuvre se déroule donc sur 72 années ininterrompues et non achevées d’écriture et de publication. Une proportion importante de poèmes et de proses paraît primitivement en revues avant de constituer recueils poétiques ou volumes. Max Rouquette collabore ainsi, chronologiquement, et pour les plus importantes d’entre elles, aux revues suivantes: La Campana de Magalouna (1927-30), Le Nouveau Languedoc (1931-32), Calendau (1933-1942), Trencavel (1937), Occitania (1936-1939, 1948), Terra d’Oc (1941-1945 et chronique “Dins la boca del poble d’Oc”), L’Ase negre (1946-1947), L’Avant-scène (1955, 1957), Cahiers du Sud (1942), Letras d’oc (1965-1966), Oc (1931-1998), Connaissance du pays d’oc (1981), Folklore (1944, 1980, 1985), Obradors (1971-72), Vida nòva (1955-1962, 1974).